Une Maison de naissance

Mieux-Naître à Laval porte la voix des citoyennes afin de rendre les services des sages-femmes accessibles à Laval et vise à intégrer une Maison de naissance à son Centre de ressources périnatales.

En effet, bien qu'étant la 3ème ville en importance au Québec, Laval n'a toujours pas de Maison de naissance, ce qui laisse la population sans accès à ces services sur leur territoire. Entre temps, un suivi de grossesse avec une sage-femme pourrait tout de même être possible pour les lavalloises; si c'est ce que vous recherchez, contactez-nous.

info@mieuxnaitre.org - 438.830.4323

 

RAPPEL HISTORIQUE - AVANT LA LÉGALISATION

L’accouchement médicalisé est introduit dans les années 50 au Québec dans un contexte où le progrès technologique est associé à la modernité. L’adoption de la Loi sur l'assurance hospitalisation en 1961 met un terme à l'accouchement à domicile puisque l'accouchement à l'hôpital est dorénavant gratuit.

Dans les années 70, la médicalisation de l’accouchement est à son comble. Les routines hospitalières sont invasives et nombreuses; elles incluent le lavement intestinal, le rasage du pubis, la pose d’un soluté et l’interdiction de manger ; la position d’accouchement sur le dos est imposée et la femme est attachée à la table ; 55% des femmes en 1971 sont sous anesthésie générale lors de l’expulsion du bébé.

On comprend aisément que ce contexte ait été favorable à l’émergence de mouvements de femmes qui  souhaitent des accouchements plus humains et qui militent pour la reconnaissance des sages-femmes dans le système de santé.

Dans les années 80, on assiste à une grande mobilisation à travers le Québec; 8000 personnes participent aux Colloques régionaux « Accoucher... ou se faire accoucher ? ». Les parents réclament davantage d’autonomie et d’information pour faire des choix éclairés.  On veut aussi des soins plus humains, moins de routines et d’interventions; on réclame des maisons de naissance et des sages-femmes.

En 1990, le gouvernement du Québec adopte la Loi 4 pour encadrer la pratique des sages-femmes dans le cadre de projets-pilotes en maisons de naissance. Les premières maisons de naissance ouvriront en 1994.

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LES RÉSULTATS DE L'EXPÉRIMENTATION EN PROJETS-PILOTES

Un groupe de chercheurs a étudié un groupe de 1000 femmes suivies par des sages-femmes et un groupe apparié (présentant les mêmes profils socio-économiques et toujours une clientèle à bas risque) de 1000 femmes suivies par des médecins. Les résultats de la recherche sont éloquents. Outre une plus grande satisfaction de la clientèle des sages-femmes, on observe :

  • Une utilisation moins fréquente des technologies médicales (échographie, amniocentèse, rupture des membranes, usage d’ocytocique, monitoring fœtal, péridurale)
  • Moins d’interventions obstétricales (2 fois moins de césariennes, 4 fois moins de forceps, 5 fois moins épisiotomies)
  • Une réduction très importante (de plus de 70%) des déchirures du périnée du 3ème et 4ème degré (qui s’étendent jusqu’à la muqueuse rectale)
  • Moins d’ecchymoses chez les bébés
  • Une réduction des hospitalisations en cours de grossesse (3 fois moins)
  • Une réduction de la prématurité (près de 2 fois moins)
  • Une réduction du nombre de bébés de petit poids (près de 2 fois moins)

De plus, on constate que la pratique des sages-femmes favorise une action préventive globale en raison de :

  • Son approche globale
  • Le soutien à l'allaitement
  • Le soutien au développement du lien d'attachement et des compétences parentales.

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LA LÉGALISATION DE LA PRATIQUE DES SAGES-FEMMES

Enfin, en 1999, la Loi 28 est adoptée et reconnaît les bénéfices associés à la pratique des sages-femmes. Le gouvernement reconnaît aussi l’autonomie de la profession en la dotant d’un Ordre professionnel spécifique ayant tous les pouvoirs nécessaires à la surveillance de la pratique afin d’assurer la protection du public.

Toujours en 1999, on met en place une formation universitaire : le BAC sage-femme d’une durée de 4 ans à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Longtemps attendu par plusieurs femmes et les groupes concernés, l’adoption du règlement encadrant les accouchements à domicile survient finalement en 2004.

Actuellement, il y a 9 maisons de naissance au Québec qui permettent à moins de 2% des femmes du QC de recourir aux sages-femmes. Une dizaine de groupes citoyens revendiquent l’accès aux sages-femmes dans leur région.

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CE QUI CARACTÉRISE LA SAGE-FEMME

La sage-femme est une professionnelle de la santé de première ligne qui considère que la grossesse, l'accouchement et la période postnatale constituent des événements sains, naturels et normaux de la vie des femmes.

La sage-femme assure le suivi de grossesse complet, du début de la grossesse jusqu'à 6 semaines après la naissance, en passant par l'accouchement. La sage-femme a une approche globale et considère tous les aspects du « devenir parents ». Elle porte une attention particulière pour favoriser l'implication du père.

La sage-femme détient une expertise en ce qui concerne la physiologie de la grossesse normale et de l'accouchement naturel. Ses services se caractérisent par un accompagnement personnalisé, des rencontres prénatales, au moins 3 visites à domicile dans la première semaine après l'accouchement, le soutien à l'allaitement maternel et l'accès à tous les examens médicaux (prélèvements, échographies) pertinents selon les besoins et/ou désirs de la femme.

La sage-femme suit la grossesse des femmes ayant une bonne santé globale et est habilitée à dépister les situations qui débordent de la normalité et requièrent une consultation ou un suivi médical. Elle travaille avec une équipe de sages-femmes au sein d'une maison de naissances.

De plus, la sage-femme est la seule professionnelle à offrir le choix du lieu de naissance à sa cliente (domicile, maison de naissances ou hôpital). De plus en plus de femmes souhaitent vivre ce moment intense de leur vie dans un milieu intime où elles se sentent plus à même de s'abandonner aux forces vives de l'accouchement.

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CE QU'ANNONCE LA POLITIQUE DE PÉRINATALITÉ DU QUÉBEC 2008-2018

Cette politique présente plusieurs éléments favorables à l'implantation des services des sages-femmes. En voici quelques extraits :

« Les services offerts pour le suivi prénatal sont fondés sur la prémisse suivante : la physiologie féminine normale offre la capacité naturelle de s'adapter aux événements que sont la grossesse, l'accouchement et l'allaitement. Cette approche implique que l'on aide les femmes à faire des choix éclairés et préconise une utilisation judicieuse de la technologie médicale. »

« Dans les services périnataux de première ligne, les femmes qui le désirent devraient aussi avoir accès aux services d'une sage-femme. Le fait que cette profession soit reconnue depuis peu demande qu'on lui porte une attention particulière et que l'on adopte des orientations qui favoriseront le développement efficient de cette pratique. »

« Le ministère de la Santé et des Services sociaux compte rendre les services des sages-femmes accessibles dans toutes les régions du Québec. Pour ce faire, il se donne un horizon de dix ans. Deux autres préoccupations guident l'action du Ministère. D'abord, dans une optique visant la continuité des services, les femmes suivies par des sages-femmes doivent avoir accès facilement et rapidement aux autres services et aux autres professionnels du réseau public. Enfin, l'expertise des sages-femmes doit être promue auprès des femmes vivant dans un contexte de vulnérabilité psychosociale. »

Au chapitre des orientations de la Politique on peut lire, entre autres :

  • Assurer aux femmes qui le désirent l’accès aux services d’une sage-femme pour leur suivi de grossesse et leur permettre d’accoucher en milieu hospitalier, dans une maison de naissance ou à domicile. Pour ce faire : mettre sur pied 13 nouvelles maisons de naissance associées à autant d’établissements hospitaliers;
  • Instaurer des mécanismes de collaboration avec les communautés et promouvoir les services de sages-femmes auprès des femmes vivant dans un contexte de vulnérabilité.
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Actualités

François Legault s'engage à sauver Mieux-Naître à Laval [PDF]
2 août 2018 - Communiqué de la Coalition Avenir Québec émis lors du passage de M. François Legault chez MNL : "Si on forme le prochain gouvernement, Mieux-Naître à Laval sera sauvé et financé, je vous le garantis".

 

François Legault s'engage à financer Mieux-Naître à Laval
2 août 2018 - Article de Stéphane St-Amour, Courrier Laval, qui rapporte la promesse de M. François Legault et qu'ainsi, un gouvernement caquiste assurerait à Mieux-Naître à Laval un financement pérenne à la même hauteur que celui consenti aux centres de ressources périnatales.

 

Laval a besoin d'un CRP digne de ce nom [PDF]
28 juin 2018 - Communiqué émis par le cabinet du maire de Laval, M. Marc Demers, afin de rendre publique une étude commandée par la Ville afin d'obtenir un portrait des services et des besoins en périnatalité sur son territoire.

 

Mieux-Naître à Laval continue son combat
27 juin 2018 - Article d'Alexis Gohier-Drolet, Courrier Laval, qui relate le passage des familles et de Mieux-Naître à Laval au Conseil d'administration du CISSS de Laval.

 

Une aide inespérée pour Mieux-Naître à Laval
27 mars 2018 - Article de Diane Hameury, Courrier Laval, qui indique qu'alors que l'échéance pour sa survie arrivait à grands pas, Mieux-Naître à Laval s'est vu accorder un sursis avec une aide financière de la Ville de Laval.

 

Nouvelle aide exceptionnelle accordée à Mieux-Naître à Laval [PDF]
23 mars 2018 - Le maire de Laval et le comité exécutif ont accordé ce matin une aide exceptionnelle de 21 180 $ à Mieux-Naître à Laval. Cette somme permettra de couvrir les coûts du loyer du 1er avril au 30 septembre 2018. Cet appui vise à préserver l'avenir d'un service dont la nécessité se démontre par l'usage qu'en font les familles lavalloises.

 

 

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